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Ça cogite, ça cogite...

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Le syndrome du Titanic

sortie nationale le 7 octobre


"Il y a eu le progrès, ce fameux progrès, indéniable
Comme beaucoup, je l'ai pris longtemps pour un processus irréversible
dans les mains duquel on pouvait s'abandonner 
On a pu construire des routes en plein désert, on a su rapprocher des hommes
Je nous observe, standardisés, quasi désintégrés 
Je nous regarde, ballôtés entre le virtuel et le réel
que l'on n'arrive même plus à distinguer
Comment se résigner quand on voit que le superflu des uns est sans limite
alors que l'essentiel des autres n'est même pas satisfait ?
On ne doit rien admettre de tout ça car c'est tout simplement inadmissible
Je croyais à l'abondance, et pour finir je découvre la rareté
Je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu
Le modèle économique dominant n'est plus la solution, mais bien le problème
Je suis un enfant aussi, moi, de cette société de consommation
Je dois avancer pas à pas vers plus de cohérence
Jusqu'où suis-je prêt à aller vraiment dans le choix ?
Dans le renoncement ?"
N.HULOT

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Par isabelle clep • Réflexions • Vendredi 25/09/2009 • 3 commentaires  • Lu 3607 fois

Commerce équitable Nord-Nord !!

A titre indicatif, des producteurs de lait conventionnel n’arrivent plus aujourd’hui à joindre les deux bouts et ont difficilement obtenu un prix de vente de 290 euros les 1.000 litres. Dans le cadre du partenariat “Ensemble pour plus de sens” avec Biocoop, Biolait achète aux producteurs les 1.000 litres à 430 euros.
Et si nous aussi, nous décidions lors de nos courses d'influencer la politique et l'économie ? Manger bio n'est pas juste une histoire de santé, c'est aussi soutenir une agriculture locale respectueuse de l'environnement, par des achats effectués à un prix juste.


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Par isabelle clep • Réflexions • Vendredi 24/07/2009 • 0 commentaires  • Lu 3397 fois

Yes, we DO !!!

www.thebigask.be
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Par isabelle clep • Réflexions • Mercredi 25/03/2009 • 0 commentaires  • Lu 2456 fois

OGM : Avis éclairé ou avis illuminé.

Une affaire de spécialiste


"Notre invité ce soir ... expert ... président de la commission ... ". Toute la journée, sur toutes les radios, le même refrain.

Lorsque vous avez la chance d'avoir étudié différentes sciences, il arrive parfois que les sujets abordés dans les média touchent de très près un domaine que vous maîtrisez. Et là, vous réalisez une chose : l'information s'avère souvent être une gigantesque farce, une mascarade, avec des experts qui n'en sont pas et des intervenants partisans ou pire, de fin politiciens mais de piètres penseurs (et oui, c'est possible)... Quand vous faites ce constat, vous ne pouvez vous empêcher de penser que sur les sujets que vous ne connaissez pas alors vaut mieux ne pas avoir trop confiance en ce qu'on vous présente.
Aussi, les blog permettent-ils de donner un avis. Chacun jugera donc de l'avis des autres, aussi me trouverez-vous peut être le mieux éclairé, ou peut-être me considérerez-vous illuminé, écolo borné.  Mais la situation est grâve, trop grâve pour ne pas se permettre de couper votre télé ou votre radio et réflechir... Réflechir, par vous même.

J'ai eu la chance d'étudier les sciences, j'ai été chercheur, j'ai publié dans des journaux scientifiques. Puis j'ai été expert, j'ai été amené à siéger dans des commissions... et oui, moi aussi, messieurs les spécialistes. Je connais donc le fonctionnement des ces rapports scientifiques et de ceux qui les examinent.

Je suis aussi adulte, j'ai connu Tchernobyl, avec des scientifiques de haut rang qui venaient expliquer, face caméra, l'arrêt du nuage radioactif à la frontière belge.

Je suis aussi triste, j'ai vécu de très près les conséquences du scandale de l'amiante.

Je veux être modeste, et prendre avec attention les avis des scientifiques qui n'ont jamais mis de politique dans leur cocktail de paroles, je pense ainsi à Albert Jacquard, polytechnicien, imminent chercheur et écrivain.

Mais vous l'aurez deviné, je suis certainement un peu écolo, j'ai vu en France des cultures de maïs sans apport exterieur d'eau, je cotoie des agriculteurs qui savent faire pousser des légumes de qualité grâce à des techniques oubliées des spécialistes de l'agriculture.

Je pourrais être président, car toutes mes phrases commencent par "Je".

Je suis papa, je porte donc la responsabilité de la planète que nous laisserons à nos enfants.

Pour toutes ces raisons je m'insurge contre la diffusion de tous ces rapports et contre-rapports, tous aussi biaisés, tant à leur rédaction qu'a leur interprétation et qui cherchent à nous faire croire que nous sommes certains que la culture OGM est sans risques....

Vous y croyez tant mieux pour vous et tant pis pour moi, réalisez-vous toutefois que ces technologies constituent l'appropriation du vivant par des multinationales, de grands groupes, grands et solides, bien contrôlés et soucieux de votre confort et bien être... un peu comme les grandes banques quoi...

Je pense qu'être spécialiste auprès des autorités ou à la radio est un métier. Spécialiste du fait d'être spécialiste... Nous pourrions l'appeler "specialiste en spécialisme"... Tiens au fait, aujourd'hui je suis passé chez le spécialiste de la fermentation du pain "registered trademark", et chez le spécialiste de la distribution des carburants.

Si vous avez une question, posez là ici, un spécialiste vous répondra.

A


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Par arnog • Réflexions • Jeudi 12/02/2009 • 5 commentaires  • Lu 3050 fois

Le pouvoir d'achat ...

Et oui c'est une phrase que l'on entend beaucoup en ce moment...Il est en baisse!!!
On nous rabâche sans cesse que tous augmente, surtout l'alimentation...et pour temps les petit producteurs disent vendre au plus bas leur marchandise...Alors à qui profite ces hausses? Sûrement plus aux actionnaires de la grande distribution qu'aux petits producteurs! 
→ plus
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Par Aurore • Réflexions • Dimanche 25/05/2008 • 0 commentaires  • Lu 2080 fois

Croissance ?

solution miracle ?'

Je livre ici à vos reflexion un extrait du dernier livre d'Albert Jacquard :  Mon utopie, (septembre 2006, Editions Stock) :

« La croissance de la consommation est en réalité l’équivalent d’une drogue […]. Cette croissance, lorsqu’elle à lieu au sein des nations les plus développés, rend plus improbable une diminution des inégalités entre les peuples ; l’écart ne peut que s’aggraver. […] C’est donc, dès maintenant, non pas seulement une “croissance zéro” comme l’avait proposé le Club de Rome, mais une décroissance de la consommation des plus riches qui est nécessaire. Cette perspective n’a rien de sombre, à condition qu’elle soit accompagnée d’un développement des activités qui ne détruisent pas les richesses de la planète, notamment toutes celles générées par les rencontres entre humains. »

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Par arnog • Réflexions • Lundi 17/03/2008 • 3 commentaires  • Lu 2382 fois

Le monde selon Monsanto

doumentaire de Marie-Monique Robin, mardi à 21H Arte

Extrait de la présentation de ce documentaire par Arte :

"Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide "total" (longtemps estampillé "biodégradable") qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises "les plus controversées de l’ère industrielle".
"Nourriture, santé, espoir" : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. "On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes." Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement."


Nous avons eu la chance de croiser Marie Monique Robin à plusieurs reprises dans des fêtes de famille, l'engagement qui est le sien dans la réalisation de ses documentaires ("Voleurs d'yeux" lui a valu le prix Albert Londres) est d'une dimension telle que sa vie a été en danger (en particulier lorqu'elle a infiltré les services secrets argentins afin d'essayer de démontrer que les méthodes employées par eux, comme la torture, leur avaient été enseignés par les services français !!). En ce qui concerne la firme du Missouri, la dimension de son travail est éminemment politique, car c'est bien d'un choix de société dont il s'agit, l'acceptation ou non de la mise sous contrôle par quelques-uns des moyens de nourriture de la planète. Et il est dans la continuité de plusieurs autres de ses réalisations (comme "Argentine, le soja de la faim") et participe au démoncement des difficultés des gens de la terre face aux choix des politiques agricoles des gouvernants ("Les jacqueries du bocage", "La faillite des paysans"), dont elle a pu mesurer les conséquences sur la ferme familiale dont elle est issue.

S'il est une émission à ne pas rater cette semaine, c'est celle-là !

- > Le blog de Marie-Monique Robin à propos de ce travail


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Par isabelle clep • Réflexions • Lundi 10/03/2008 • 15 commentaires  • Lu 3343 fois

Pierre Radanne, président de Futur facteur 4 : évolutions des productions agricoles

Interview Terre TV, spécial salon de l'Agriculture

Le point de vue de Pierre Radanne sur l'évolution des productions agricoles, en particulier les agro-carburants face aux besoins alimentaires croissants et les défis écologiques.


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Par isabelle clep • Réflexions • Samedi 01/03/2008 • 0 commentaires  • Lu 2616 fois

Spécial Salon de l'Agriculture - Interview Terre TV

Claude Roy, Coordonnateur Interministériel pour la Valorisation de la biomasse

Voici la première d'une série de petites interviews vidéos réalisées à l'occasion du Salon de l'Agriculture par Terre TV. Ça nous changera des sempiternelles images de serrages de pinces présidentielles dont nous abreuvent les journaux télévisés traditionnels.

Au micro Claude Roy, coordonnateur Interministériel pour la Valorisation de la biomasse qui répond aux questions de Terre TV : Quels sont les défis de l'agriculture de demain ? Quels sont les atouts des agriculteurs français ?

Amis paysans, je ne vous apprends rien : il ne vous reste plus qu'à sauver la planète :-)). Allez, sans rire, le monsieur parle sérieusement et c'est très intéressant...

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Par isabelle clep • Réflexions • Mercredi 27/02/2008 • 0 commentaires  • Lu 2053 fois

Qualité des eaux de la Vègre (suite)

Trois asnierois ont partipé aux réunions de travail organisées en 2007 par le CPIE sur LOUE

Au printemps, un stagiaire a étudié 22 km  de berges, de LOUE  à  POILLE :
  25% des rives sont classées en bonne qualité
  10% des rives sont très dégradées

                         Que faut-il faire ?

Les mesures proposées sont :

* entretient de la végétation des rives (ripisylve) par recépage, abattage, taille...
* enrichir la ripisylve par la plantation et la bouture d'essence d'arbres et arbustes locaux (saules, charme, aulne, viorne, cornouiller, noisetier...)
* aménager les abreuvoirs pour éviter la degradation des berges
* installer ou reculer la cloture à 1.50 / 2 mêtres de la berge
* réaliser des travaux d'aménagement lorsque c'est nécessaire

Les embaques ont été identifiées et quelques-unes sont à enlever.

Un travail d'information sera donc lancé auprès des riverains en 2008 pour informer et conseiller.

L'agence de l 'eau et le Syndicat de la Vegre et des Deux-fonds ont annoncé le lancement de l'étude de diagnotic pour le CRE  (contrat  de restauration et d'entretient).

Beaucoup de concertations  entre les utilisateurs, les administrations et les riverains ou propriétaires seront necessaires pour atteindre le but fixé :

                 améliorer la qualite des eaux de la Vègre.

Voir l'article précédent, sur ce même sujet

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Par GIELL • Réflexions • Samedi 02/02/2008 • 0 commentaires  • Lu 2057 fois

"Nourrir l'Humanité"

le débat agricole au Grenelle de l'environnement

L’agriculture fait l’objet de vifs débats au sein du Grenelle de l’environnement. Mais peut-on parler de l’avenir de l’agriculture française sans évoquer la Politique Agricole Commune ?
Quelques éclaircissements avec Bruno Parmentier. Ingénieur des Mines et économiste, il a travaillé quatre ans au Mexique pour la mise en place de petites coopératives en milieu rural. Il est actuellement directeur du groupe ESA (Ecole supérieure d'Agriculture) d'Angers.
Bruno Parmentier estime que le principal enjeu du Grenelle de l’Environnement est de jeter les bases d’une agriculture capable de produire à la fois en quantité et en qualité, et considère que le rejet systématique de la génétique et de la chimie conduit à une impasse dans un contexte mondial marqué par le risque de pénurie. La Politique Agricole Commune, dont les nouvelles priorités devraient être la régulation de marchés devenus imprévisibles et la réorientation des efforts de recherche vers une « agroécologie », lui apparaît dans ce contexte plus indispensable que jamais.
Voir l'article de William Bolle sur le Journal du développement durable.
A lire : "Nourrir l'Humanité" de Bruno Parmentier - Editions La Découverte - 276 pages


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Par isabelle clep • Réflexions • Mercredi 26/09/2007 • 0 commentaires  • Lu 1913 fois

L'eau, le produit de luxe le plus recherché du monde ?

Cela pourrait le devenir pour nous tous si nous n'y prenons garde, et la réflexion engagée autour du bassin versant de la Vègre est là pour nous le rappeler. Mais ce qui relève encore le plus souvent d'une utilisation quotidienne des plus simples pour les occidentaux que nous sommes s'avère un luxe pour un million de personnes sur cette planète.
A la veille de la journée mondiale de l'eau le 21 mars prochain pour la France, Action contre la Faim lance une campagne de mobilisation : 15 000 échantillons (sous la forme d'une bouteille de parfumeur, emplie d'eau potable) seront distribués aux passants dans les rues commerçantes des grandes villes, rappelant par la même les 15 000 personnes qui meurent chaque jour de maladies liées à l’eau.

ACF présente le produit de luxe le plus recherché au monde
Recommandé par des Influenceurs

Action contre la Faim espère une nouvelle fois marquer les esprits, faire réfléchir et entraîner une prise de conscience sur ce problème crucial :
- Une personne sur six dans le monde, soit plus d’un milliard d’hommes, n’a pas accès à l’eau potable (les 2/3 en Asie). 58 % de la population africaine n’y a pas accès.
- Dans les pays en développement, près de 5 000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour de diarrhées liées à des conditions insuffisantes d’approvisionnement en eau.
- 15 000 personnes meurent chaque jour de maladies liées à l’eau, soit 10 fois plus que les personnes victimes de conflits.

Les données collectées par les équipes d’Action contre la Faim dans ses pays d’intervention en témoignent de façon dramatique. Par exemple, dans les camps de déplacés du Darfour (Soudan), la quantité d’eau disponible par personne et par jour ne dépassait pas 7 litres en 2006. Il en allait de même pour les habitants oubliés de la banlieue d’Oulan Bator (Mongolie) (6 litres), les habitants de Grozny (Tchétchénie) avec moins de 10 litres, ou enfin les Afghans des zones rurales (10 litres en moyenne).
En situation de crise, l’OMS préconise un minimum vital de 20 litres d’eau par jour et par personne. Pour vivre décemment, l’OMS précise qu’il faut 50 litres d’eau par jour et par personne.
- Sans apport d’eau, l’homme ne peut vivre plus de 2 à 3 jours. S’il boit sans manger, il peut survivre pendant 40 jours.
La ressource doit être disponible en quantité suffisante pour les usages personnels et domestiques : consommation, assainissement individuel, lavage du linge, préparation de la nourriture et hygiène personnelle et domestique. Les normes de l’OMS définissent une quantité minimum de 20 litres d’eau/personne. La ressource doit également être disponible de manière constante et durable.

Les dégâts environnementaux, souvent causés par les activités humaines appauvrissent fortement les ressources en eau.
Il en est ainsi en Haïti où l’on a rasé depuis des dizaines d’années une grande partie des forêts haïtiennes (il ne reste que 1,5% de la surface forestière originelle contre 15% en 1970). L’une des conséquences de cette catastrophe écologique est une perturbation du cycle de l’Eau. Celle-ci ruisselle mais ne s’infiltre plus, les nappes phréatiques s’assèchent. La déforestation a donc fortement grevé la ressource en eau.

A l’heure actuelle, le droit à l’eau est seulement implicite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. On y évoque l’eau comme un besoin vital mais pas comme un droit fondamental. Mais depuis plusieurs décennies, les questions liées à l’eau et l’assainissement sont au coeur des préoccupations internationales. De conférences en forums, jusqu’au Forum Mondial de l’eau de Mexico en 2006 ou au récent Forum Social Mondial à Nairobi - le concept de Droit à l’eau s’est progressivement forgé. Il est clair aujourd’hui que ce droit est corrélatif à d’autres droits de l’Homme ou droits humains comme le droit à la vie, le droit à l’alimentation, le droit à la santé, le droit à un logement, etc.

Du 18 au 20 mars, en amont de la journée mondiale de l’eau, l’Union Européenne accueille une « Assemblée mondiale des élus et des citoyens de l’eau » : des acteurs de la société civile, ONG, élus, etc. vont débattre et statuer sur la reconnaissance du Droit à l’eau.
L’accès à l’eau apparaît directement ou indirectement dans la majeure partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement fixés par les Nations Unies pour « l’avènement d’un monde meilleur ». L’eau entre en ligne de compte lorsqu’il s’agit de « réduire l’extrême pauvreté et la faim », de « réduire la mortalité infantile », « améliorer la santé maternelle », « combattre des maladies comme le paludisme », « favoriser un environnement durable », autant d’objectifs prioritaires pour les Nations Unies, d’ici 2015.
Aujourd’hui, la mobilisation des sociétés civiles dans le monde entier est de plus en plus forte pour faire reconnaître ce droit comme un droit de l’Homme. Loin de tout solutionner, il s’agirait d’abord d’obtenir que ce droit fondamental soit reconnu à un niveau international. Ceci permettrait également de mettre en place des bases juridiques qui désigneront les obligations et responsabilités de tous les acteurs impliqués dans cette question.
Inscrire le droit à l’eau comme un droit fondamental de l’homme permettrait également de le faire entrer dans les constitutions des Etats.

Mais n'oublions pas que cette mobilisation nous concerne chacun, par une plus grande responsabilisation de nos utilisations de cette ressource, patrimoine commun de l'humanité.

Merci à Sylvain Trottier, pour le dossier de presse de ACF, dont sont tirés ces renseignements.
Découvrir un des engagements d'ACF : Ethiopie-Ogaden


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Par isabelle clep • Réflexions • Dimanche 18/03/2007 • 0 commentaires  • Lu 2980 fois

Améliorer la qualité des eaux et des milieux aquatiques sur le bassin versant de la Vègre

compte-rendu des réunions animés par le CPIE

Une réflexion sur la qualité de l’eau de "LA VEGRE" a été menée depuis septembre, animée par le CPIE - centre permanent d’initiative pour l’environnement -

Cette réflexion a été le fruit du travail des opérateurs de bassin versant :
Syndicat de la Vègre, syndicat de distribution d’eau de Chantenay, de Conlie, chambre d’agriculture, syndicats agricoles, communes du bassin, fédération départementale de la pêche, police de l’eau, Agence de l’eau , etc...
Le BASSIN VERSANT, ce sont toutes les communes dont tout ou partie des Eaux se dirigent dans la VÈGRE, en direct ou par les affluents.
Ce sont 40 communes, de Sillé-le-Guillaume à Avoise, qui regroupent 16 000 habitants.

cliquez deux fois pour lire la cartographie du bassin

Les débats riches et constructifs ont permis de dégager 13 actions à réaliser et jugées importantes pour la qualité de l’eau.
Parmi celles-ci 4 ont recueillis la majorité des suffrages pour une application dès 2007.
** Lancer des actions d’information / formation à destination des citoyens sur la gestion domestique de l’eau.
Aspects qualitatifs ( où vont mes rejets, quel produit chimique j’utilise, comment est mon assainissement …) et quantitatifs ( récupération des eaux de pluies, réaliser des économies d’eau…)

** Planter, entretenir les haies et particulièrement sur les bords de rivière.
Inciter, former les particuliers, les agriculteurs, les communes à planter des haies champêtres et en particulier la végétation de bord de rivière.

** Lancer des actions d’information/formation sur les alternatives aux produits phytosanitaires à destination des collectivités et des particuliers.
Est-il utile de désherber partout ? Quels produits utiliser et à quel dosage ? Utiliser des désherbages thermiques...

** Améliorer la gestion des eaux pluviales au niveau des collectivités.
Sensibiliser les collectivités aux réseau séparatifs, favoriser les stockages …..
Le CPIE coordonnera ces actions sur l'année 2007.
Elles concernent tous les acteurs, nous même particuliers, professionnels, agriculteurs, collectivités.

Chacun a sa part d’actions à réaliser.


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Grippe aviaire : comment se déjouer du sensationnel

A l'heure où la grippe aviaire fait à nouveau une apparition médiatisée allarmiste dans nos journaux télévisés, nous vous encourageons à relire un article du Monde.fr paru le 13 mai 06, et toujours disponible sur le blog des Fermiers de Loué, analysant la façon dont ces évènements ont pu être traités dans les médias précédemment. Salutaire pour garder la tête froide face à la "mayonnaise médiatique" en train de prendre.

Quelques extraits :
Olivier Dehorter, ornithologue au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN), (...) souligne le rôle prépondérant joué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la médiatisation de l'épizootie."Certains scientifiques ont réellement eu le sentiment que l'OMS montait cette histoire de grippe aviaire en épingle pour des questions liées à son budget, qui a été réduit ces dernières années", dit-il. "Les documents émanant de l'Organisation à destination des scientifiques ont d'ailleurs parfois été perçus comme moins alarmants que les communiqués de presse", ajoute M. Dehorter, rejoignant l'analyse de plusieurs experts français.

Surmédiatisée, l'épizootie de grippe aviaire a-t-elle pour autant été maltraitée ? "Au début, il y a eu beaucoup de confusion : des médecins étaient interrogés sur des questions vétérinaires, ce qui a contribué à créer un flou entre la maladie animale et une possible pandémie humaine, estime François Moutou, épidémiologiste à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Par ailleurs, certains aspects ont été sous-traités comme, par exemple, les immenses problèmes économiques posés par l'épizootie dans les pays pauvres."

D'autres aspects, notamment le rôle des oiseaux migrateurs dans la propagation de la maladie vers l'Europe et l'Afrique ont été largement abordés dans les médias. Trop ? "A un moment donné, l'attention s'est focalisée sur les oiseaux sauvages et a totalement occulté les possibles causes humaines de la diffusion de l'épizootie, que ce soit le commerce légal ou les trafics de volailles", dit Guy Jarry, ancien directeur adjoint du Centre de recherche sur la biologie des populations d'oiseaux
(CRBPO). "Les gouvernements ont généralement demandé des expertises sur l'impact des migrateurs et jamais sur les routes commerciales, ou sur la porosité de certaines frontières aux trafics, analyse M. Dehorter. Reporter la responsabilité sur la faune sauvage permettait d'une certaine manière de se dédouaner, puisque les gouvernements n'ont pas de marge de manoeuvre sur les mouvements migratoires..."
"A partir de février, certains médias ont commencé à faire la part des choses sur ce sujet", tempère toutefois M. Jarry. Aujourd'hui, si le rôle de la faune sauvage n'est pas écarté, aucune contamination de migrateurs de retour d'Afrique n'a été observée en Europe.

Pourquoi la "mayonnaise médiatique" a-t-elle aussi bien pris ? Bernard Vallat, vétérinaire, actuel directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), fait l'analyse d'une manière de désir collectif de catastrophe. "Les peurs collectives contribuent à resocialiser les sociétés contemporaines qui ont basculé dans l'individualisme, dit-il. La peur des grandes épidémies, le spectre de la peste bubonique et du choléra sont inscrits pour longtemps dans la mémoire collective. Chaque journaliste est lui-même l'objet de ces pulsions, qu'elles soient rationnelles ou non." En outre, ajoute M. Vallat, "les rédacteurs en chef savent que cela se vend bien".
Conséquences de cette pression ? Souvent marquée, au début, par l'amalgame entre maladie animale et possible pandémie humaine, explique M. Vallat, la couverture médiatique "a pu conduire, dans un premier temps, de nombreux décideurs politiques à surestimer les ressources publiques devant être affectées à la prévention de la pandémie potentielle et à freiner les investissements indispensables pour prévenir et combattre la maladie à sa source animale dès qu'elle est apparue en Asie, autorisant ainsi le virus à coloniser les trois quarts de la planète".

Stéphane Foucart et Jean-Yves Nau

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La planète asniéroise

tout est relatif !

Imaginons un instant que le monde soit un village de 400 habitants...
Il y aurait 236 asiatiques, 56 africains, 56 américains et 52 européens. Il y aurait également 204 femmes, et 196 hommes. On compterait 200 enfants de moins de 15 ans. 80 personnes (uniquement des hommes), possèderaient 80% du village et de ses richesses. 4 femmes possèderaient leurs propres terres. 22 femmes auraient subi un viol. 168 personnes ne boiraient jamais d'eau potable. 200 personnes vivraient au sein même du village, 200 autres seraient éparpillés en campagne.

132 habitants vivraient une situation de conflit armé, dont 92 seraient des femmes. 20 hommes et 4 femmes seraient militaires, policiers, ou gendarmes. 20 enfants travailleraient dans des conditions d'esclavage et 4 petites filles seraient employées de maison sans être rémunérées. 240 personnes sauraient lire, écrire et compter. 160 seraient des hommes. 200 habitants pourraient avoir accès aux soins de santé. 80 personnes auraient accès à un ordinateur, dont 60 connectées à un réseau de type internet.

4 personnes seraient considérées comme riches, c'est à dire possédant plus de richesse que nécessaire pour assouvir leurs propres besoins et ceux de leurs familles. Elles possèderaient à elles seules 50% du village et de ses richesses. 320 personnes auraient une religion, dont 160 seraient forcées de la pratiquer (contrainte ou coutume), et 80 autres ne la pratiqueraient pas. 20 personnes la pratiqueraient malgré des risques pour leur survie.
La bibliothèque du village ne serait accessible qu'à 96 personnes. Le cinéma serait visité chaque semaine par 4 personnes, toujours les mêmes. L'électricité serait coupée environ 50% du temps, faute de moyens. 120 personnes gaspilleraient 90% des ressources naturelles et énergétiques du village.

Source : Population Data .
Merci à Didier à qui j'ai piqué ce Reflets d'Humanité(s)

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