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Conférence consacrée au poête Pierre Reverdy

communiqué de l'Association Patrimoine

Par asnières ensemble • Vie associative • Mercredi 25/04/2007 • 3 commentaires  • Lu 3580 fois • Version imprimable

 

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Commentaires

Sur un blog de poésies par isabelleclep le Mercredi 25/04/2007 à 11:18

A découvrir sur le blog Poezibao, anthologie quotidiennne - journal permanent de la poésie, le dossier consacré à Pierre Reverdy.


Lien croisé par non signé le Jeudi 26/04/2007 à 18:09

leblase - L'avenir testiculaire :
"Si j'ai ri ce n'est pas du monde éclatant et joyeux qui passait devant moi. Les têtes penchées ou droites me font peur et mon rire aurait changé de forme en une grimace. Les jambes qui courent tremblent et les pieds plus lourds manquent le pas. Je n'ai pas ri du monde qui passait devant moi - mais parce que j'étais seul, plus tard, dans les champs, devant la forêt énorme et calme et sous les voix qui, dans l'air endormi, se répondaient."

Pierre Reverdy, L'ombre et l'image


Lu sur par isabelleclep le Lundi 07/05/2007 à 17:27

Voici de larges extraits du billet que Bernard Gueit a consacré sur son blog à cette conférence :

"Qui était notre voisin le poète  Pierre Reverdy, décédé à Solesmes, le 17 juin 1960 ? (...)

Si on connaît si peu de choses de Reverdy, c’est que le poète l’a voulu ainsi. Sa trajectoire depuis  Narbonne (où il né en 1889) jusqu’à à Solesmes (où il s’installe en 1926) en passant par Paris nous révèle qu’il y a peut-être deux Reverdy. C’est un peu ce que nous propose Claude Cailleau. Le jeune homme méditerranéen et volubile, entouré de jolies femmes, discutant des heures aux terrasses des cafés et l’homme bougon et fier, enfermé dans sa maison de la rue du Rôle, près d’une abbaye. On connaît l’extraordinaire impression qu’il fit aux jeunes gens en colère qu’étaient Louis Aragon, André breton, Paul Eluard et Philippe Soupault quand il les recevait à Montmartre rue Cortot, on sait moins que son facteur de Solesmes ne rentra jamais dans la maison du poète (Mais Pierre Reverdy un jour voulut absolument lui offrir des plants de tomates !). Entre l’amant de Coco Chanel et l’homme qui cherchant Dieu, conclut : « je n’ai trouvé que des hommes et une religion », Reverdy renvoie quelques images rares et contradictoires.

Cet homme retiré du monde et même fuyant cette retraite, ayant mis à distance toute faiblesse, tout compromis, créa. « Le champ d’une expérience humaine avec ses repères se dissout en faveur d’un mouvement, d’un rythme où se conjuguent indéfiniment, préparés à se lier, à se défaire, à se recomposer, grâce à cet agencement sans balises, les fragments, les éclats, pourrait-on dire d’une création, dont le mystère nous enveloppe d’une poignante incertitude. » (Préface de François Chapon, à "Main d’oeuvre").


« Tard dans la vie Je suis dur
Je suis tendre
Et j'ai perdu mon temps
A rêver sans dormir
A dormir en marchant
Partout où j'ai passé
J'ai trouvé mon absence
Je ne suis nulle part
Excepté le néant
Mais je porte caché au plus haut des entrailles
A la place où la foudre a frappé trop souvent
Un coeur ou chaque mot a laissé son entaille
Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement »